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Toques et bus : les ateliers de cuisine d’Anne Tréguer

Anne Tréguer est journaliste radio, un emploi stable, intéressant, mais à force d’observer la société par le prisme de son métier, elle a eu envie de devenir actrice de son territoire : passionnée de cuisine, elle vient de créer Toques et Bus, des ateliers de cuisine organisés dans les coop bio, les entreprises et chez les particuliers et qui se déplaceront bientôt à bord d’un bus à travers le Finistère. Pour retrouver les prochains ateliers cuisine de Toques et Bus, visitez le blog !

Du journalisme aux ateliers de cuisine pour petits et grands...

Anne Tréguer est journaliste depuis 25 ans. Elle vit au rythme de l’actualité bretonne depuis presque 20 ans. Elle est polyvalente et couvre aussi bien les sujets économiques, politiques, sociaux, sportifs... Une expérience de terrain qui lui permet de rencontrer beaucoup de monde et d’avoir une bonne connaissance du fonctionnement de différents milieux. Elle voit la société changer et parallèlement elle constate aussi que mon métier de journaliste évolue. Elle s’interroge alors sur son avenir professionnel, sur son évolution au sein de son entreprise, sur son métier de journaliste et un jour elle se décide à aller voir ce qu’il y a de l’autre côté.

C’est ainsi que fin 2008, elle pousse la porte d’Entreprendre au féminin, avec l’envie de voir si son avenir n’est pas ailleurs et avec une simple idée. Lors d’un premier entretien avec Gwenn Le Doaré, elle évoque deux choses importantes pour elle : elle veut être maitre de son temps et organiser des ateliers de cuisine intergénérationnels. Anne couche alors son idée sur le papier : « Ecrire mon projet a été un acte important car il m’a permis d’entrer dans la démarche de création » .

Ne pas réussir n’est pas grave !

Seconde étape : janvier 2009, l’association lui propose de participer à la formation et là c’est la révélation ! Elle y fait des rencontres déterminantes, avec notamment Béatrice Le Tennier, coach et formatrice qui lui redonne confiance mais aussi avec les 11 autres femmes également en formation. Ce temps de formation est pour elle l’occasion de se poser, de s’interroger librement, sans jugement sur ses envies, ses doutes, son avenir professionnel. Elle se rend compte qu’à son tour, elle est peut être capable de créer son entreprise. « La formation m’a permis de me rendre compte de ce que je ne voulais plus, moi aussi je pouvais peut être créer et diriger mon entreprise. L’expérience méritait d’être vécue jusqu’au bout et tous les cas de figures pouvaient être envisagés, y compris l’échec. L’intégrer est devenu quelque chose de normal. Ne pas réussir n’était pas grave, l’important était d’essayer, de se donner les moyens d’y parvenir ».
Après cette session de formation, Anne prend de la distance, prend conscience de ses compétences, de ses limites et décide de tenter l’aventure tout en se posant des questions : est-elle prête à quitter un métier qu’elle a choisi, à quitter une situation professionnelle stable, à prendre plus de risque, à sauter dans l’inconnu, à entraîner sa famille dans une autre aventure ?

Sa famille, ses amis l’aident à construire petit à petit son projet et à franchir le pas. Elle reprend le chemin des études et part suivre à Rennes durant ses congés de Toussaint, Noël , Février et Pâques une formation « animatrice en cuisine bio et diététique » et essaie tant bien que mal de concilier, les cours, les révisions, son métier de journaliste à plein temps et sa vie de famille.

« Je me suis découverte une grande capacité de travail, mais jamais cette charge de travail n’a été pesante. A partir du moment où j’ai pris la décision de développer mon projet, les choses se sont imbriquées naturellement, sans nécessiter d’effort, comme si c’était une évidence. C’est sans doute ce que l’on appelle l’adéquation femme/projet ! ».
Entreprendre au féminin : le ciment qui relie les femmes créatrices du Finistère...

Dans les faits le projet d’Anne évolue. Elle organise ses ateliers cuisine non pas dans des cuisines d’un restaurant ou dans sa cuisine, mais dans un bus qui sillonnera les villes du sud Finistère. Qui dit projet innovant dit temps de maturation importants. Un projet innovant a besoin de 2 ou 3 ans pour émerger, Anne apprend donc la patience et prend son temps pour la première dans son parcours professionnel, profitant de chaque rencontre, savourant chaque étape de son projet, parce qu’assurément, elle éprouve du plaisir à développer sa future entreprise. « Je développe maintenant depuis deux ans et j’ai appris à faire les choses posément, à ne plus vouloir essayer de tout maitriser, à franchir les étapes les unes après les autres. Il faut laisser faire les choses. Les échanges, les rencontres avec les femmes du réseau Entreprendre au féminin sont déterminantes et d’une richesse irremplaçable. Ces rencontres m’encouragent, m’amènent des contacts intéressants , permettent de nourrir sans cesse ma réflexion et surtout d’avancer en toute confiance...
A Entreprendre au Féminin on ne se fait pas concurrence, au contraire on construit ensemble nos projets avec une absence totale de jugement »
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Il y a près de deux mois, Anne Tréguer franchit une étape importante en obtenant son permis Poids Lourds, sésame qui lui permettra bientôt de conduire le bus de « Toques et Bus », nom quelle a donné à son entreprise et à son blog.

Aujourd’hui, le bus est acheté. En attendant qu’il soit aménagé, Anne Tréguer organise des ateliers cuisine dans les biocoop, les maisons de quartier, lors des festivals, dans la cuisine des particuliers ou dans les entreprises. Nous vous encourageons à suivre l’actualité de Toques et Bus sur le Blog d’Anne Tréguer...
Contacts
Anne Tréguer
Toques et Bus
06 81 80 26 66
contact@toquesetbus.fr
Blog : http://www.blog-toques-et-bus.fr/
Site corporate : http://toquesetbus.fr/

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Le Blog de Toques et Bus

le 9 janvier 2012 par Gaëlle Vigouroux